Affiche critique Polisse

Polisse

SYNOPSIS

Le quotidien des policiers de la BPM (Brigade de Protection des Mineurs) ce sont les gardes à vue de pédophiles, les arrestations de pickpockets mineurs mais aussi la pause déjeuner où l’on se raconte ses problèmes de couple ; ce sont les auditions de parents maltraitants, les dépositions des enfants, les dérives de la sexualité chez les adolescents, mais aussi la solidarité entre collègues et les fous rires incontrôlables dans les moments les plus impensables ; c’est savoir que le pire existe, et tenter de faire avec… Comment ces policiers parviennent-ils à trouver l’équilibre entre leurs vies privées et la réalité à laquelle ils sont confrontés, tous les jours ? Fred, l’écorché du groupe, aura du mal à supporter le regard de Melissa, mandatée par le ministère de l’intérieur pour réaliser un livre de photos sur cette brigade.

CRITIQUE

Pas vraiment fan de Maïwenn à la base, ni du style « je filme à la première personne comme ça ça fait réaliste et je m’emmerde pas avec la mise en scène », je n’étais pas vraiment emballé par ce film, encore moins après son buzz à Cannes. Pourtant, un petit je ne sais quoi dans la bande annonce ne me rebutait pas totalement, titillait même presque ma curiosité.

Pour des raisons qui m’échappent, Polisse m’a plu, pourtant le thème abordé me laisse perplexe : suivre le quotidien d’un groupe de la protection des mineurs, c’est montrer des choses crues et difficiles qu’on a pas forcément envie de voir quand on va se divertir au cinéma, autant regarder envoyé spécial à la télé. L’aspect voyeur est là, d’autant plus délicat qu’il relate des faits réels mais joués par des acteurs souvent amateurs. Mais Maïwen est une maline, elle sait que pour mieux faire passer une scène dramatique il faut toujours la contre-balancer avec une scène comique, et vice versa, ce qu’elle fait brillament alternant moments durs, limite tire larmes (l’attaque du camp, le petit sans abri noir) avec des moments frais et drôles grâce au casting quatre étoiles qui porte littéralement le film. Car oui, Polisse fonctionne en majorité grâce au talent de ses comédiens qui, toujours à la limite de l’improvisation survitaminée, sonnent toujours juste (mentions spéciales à Karin Viard, Jeremie Elkaïm, Naidra Ayadi et… Joey Starr)
A ce titre, Maïwenn la réalisatrice me fait penser à Guillaume Canet, compensant ses faiblesses de mise en scène par un amour des acteurs et une tendresse pour eux qui se traduit dans sa façon de capter leurs émotions, et emporte du coup l’adhésion d’un spectateur ouvert à l’empathie.

Mais comme Canet, la réalisatrice veut trop en faire, et, à l’image d’une dernière bobine des Petits mouchoirs qui en rajoutait dans une émotion exacerbée inutile, elle cède à la facilité émotionnelle dans une toute dernière scène qui malheureusement confère à l’obligation cinématographique, alors que jusqu’à présent les non-dits surpassaient brillament l’imagerie facile des émotions.

On pourra reprocher aussi un montage parfois chaotique, le film étant une succession de scènettes pas toujours bien amenées, et un fil rouge pas vraiment passionnant sur l’histoire intime entre les personnages de Joey Starr et Maïwenn, mais globalement, difficile de ne pas être séduit par ce film atypique et enthousiasmant.

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Polisse
Avis rédigé par Benjamin Urvoy le .
Note : 4 Le quotidien des policiers de la BPM (Brigade de Protection des Mineurs) ce sont les gardes à vue de pédophiles, les arrestations de pickpockets mineurs mais aussi la pause déjeuner où l’on se raconte ses problèmes de couple ; ce sont les auditions de parents maltraitants, les dépositions des enfants, les dérives de la sexualité chez les adolescents, mais aussi la solidarité entre collègues et les fous rires incontrôlables dans les moments les plus impensables ; c’est savoir que le pire existe, et tenter de faire avec… Comment ces policiers parviennent-ils à trouver l’équilibre entre leurs vies privées et la réalité à laquelle ils sont confrontés, tous les jours ? Fred, l’écorché du groupe, aura du mal à supporter le regard de Melissa, mandatée par le ministère de l’intérieur pour réaliser un livre de photos sur cette brigade.
Le quotidien des policiers de la BPM (Brigade de Protection des Mineurs) ce sont les gardes à vue de pédophiles, les arrestations de pickpockets mineurs mais aussi la pause déjeuner où l’on se raconte ses problèmes de couple ; ce sont les auditions de parents maltraitants, les dépositions des enfants, les dérives de la sexualité chez les adolescents, mais aussi la solidarité entre collègues et les fous rires incontrôlables dans les moments les plus impensables ; c’est savoir que le pire existe, et tenter de faire avec… Comment ces policiers parviennent-ils à trouver l’équilibre entre leurs vies privées et la réalité à laquelle ils sont confrontés, tous les jours ? Fred, l’écorché du groupe, aura du mal à supporter le regard de Melissa, mandatée par le ministère de l’intérieur pour réaliser un livre de photos sur cette brigade.
Il a écrit cette critique...

Benjamin Urvoy

photo de Benjamin Urvoy