Affiche critique Piranha 3D + photos de l’avant-première

Piranha 3D + photos de l’avant-première

SYNOPSIS

Alors que la ville de Lake Victoria s'apprête à recevoir des milliers d'étudiants pour le week-end de Pâques, un tremblement de terre secoue la ville et ouvre, sous le lac, une faille d'où des milliers de piranhas s'échappent. Inconscients du danger qui les guette, tous les étudiants font la fête sur le lac tandis que Julie, la shérif, découvre un premier corps dévoré... La journée va être d'autant plus longue pour elle que Jake, son fils, a délaissé la garde de ses jeunes frères et soeurs pour servir de guide à bord du bâteau des sexy Wild Wild Girls !

CRITIQUE

Ainsi donc je faisais parti des quelques fous à aller voir le nouveau film du frenchy Alexandre Aja hier soir (cette nuit en fait) au Gaumont Opéra en séance de minuit. Une motivation récompensée par la présence d’Aja himself mais aussi, et ce fut une sacrée surprise, du mannequin Kelly Brook (femme la plus sexy de 2005), bimbo plus qu’actrice au sein du film. Une introduction tout en humour sur le déroulé du tournage sur lequel « ils se sont fait plaisir » (à comprendre comme l’on veut) qui s’est poursuivi illico presto par la projection du film en leur présence afin de prendre la température du premier –vrai- public Parisien hors projection presse. (photos en fin d’article)

Pour rappel, Alexandre Aja est le fils du réalisateur Alexandre Arcady et fut véritablement révélé par son second film « Haute Tension » (après Furia en 2000), succès qui lui permis d’accéder aux productions américaines. Après le remake unanimement salué du film de Wes Craven « la colline a deux yeux », il enchaîna avec un autre remake, « Mirros », qui divisa la critique. Piranha 3D est donc sa troisième réalisation américaine et c’est avec une attente non dissimulée qu’il me tardait de découvrir ce nouvel étalage de sang et de bidoche.

Les premiers échos en provenance d’outre atlantique annonçaient une grosse (mais réussie) poilade. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le coté fun du film n’est pas volé puisqu’il est clairement à ranger dans le registre comico-gore, au même rang que les premières réalisations de Peter Jackson ou de Sam Raimi pour ne citer qu’eux. Série B assumée (il suffit de regarder l’affiche pour s’en convaincre), ce nouveau Piranha ne cherche pas à être un remake du film de Joe Dante, ou de sa suite réalisée par Cameron (oui oui, Cameron a réalisé Piranha 2 bien qu’il ne le reconnaisse), mais bien à avoir sa personnalité propre. Une personnalité résolument et volontairement débile ne pouvant qu’obtenir les faveurs des fans de films de genre nostalgiques d’une certaine époque où le no-limit pouvait encore trouver producteurs et distributeurs. Car il faut bien l’avouer, Piranha 3D est une sorte d’ovni tant il semble sortir des rangs avec la connerie’attitude en tant que fer de lance, ne reculant devant aucune scène de mauvais goût.

Car il faut prendre Piranha avec l’esprit dans lequel il fut pensé et réalisé. Un pur divertissement de genre, ne cherchant ni à devenir la référence des films d’horreurs, ni à apporter une quelconque réflexion que ce soit, mais bien à se faire une bonne soirée pizza-bière entre potes un dimanche en seconde partie de soirée. Et dans ce registre, il excelle sur à peu près tout les niveaux en titillant la libido mâle à grand coups de corps huilées, de boobs à tout va, de fesses en gros plan et de concours de t-shirt mouillés en veux-tu en voilà, le tout sur une musique electro des plus entrainantes.

Mais derrière cet étalage de chair, Aja réussi son coup à savoir faire pencher le cœur des spectateurs du coté des Piranha plutôt que du coté des humains. Le pitch est donné, la jeunesse américaine est en pleine déchéance et il est temps de rééquilibrer la balance ! Car il faut bien avoir conscience que le film réussi l’exploit de n’avoir aucun personnage principal à suivre ou à aimer. Nous voyons certes des têtes familières plus que d’autres mais sans éprouver la moindre empathie. Il est alors facile d’éprouver un plaisir hautement coupable lors des scènes de carnage avec les petits poissons.

Des scènes de massacres disséminées avec soin durant l’heure et demi que compte le film avec évidemment, cette apothéose qu’est le massacre lors du Spring Break où les bimbos et autres kékés vont déguster sévère. Un massacre qui restera très vraisemblablement dans les anales morbides mais absolument jouissives du cinéma de genre.

Sans jamais perdre de vue l’objectif premier du film (contenter le fanboys), Aja se fait (et nous fait) plaisir en affichant un casting de seconds rôles old school en guise de clin d’œil à de nombreux films ayant marqué notre enfance/jeunesse. Ainsi, c’est avec un plaisir immense que l’on retrouve Richard Dreyfuss, les années en plus mais le même bonnet rouge que dans les dents de la mer, servir de première victime aux poissons carnivores. C’est avec un plaisir tout aussi immense que l’on retrouve l’inénarrable Christopher Lloyd (doc Brown dans Retour vers le futur) en savant un fou paniqué lorsqu’il découvre que cette race de Piranhas a survécu. Des retrouvailles aux coté d’Elisabeth Shue (Jennifer dans la même saga) qui ne sera pas sans provoquer un sentiment de nostalgie certains.

C’est qu’il sait caresser les geeks dans le sens des poils le père Aja car malgré un scénario absolument vide (les Piranhas sortent et tuent tout le monde), il arrive à nous offrir un divertissement hautement crétin mais tout aussi plaisant. Si certains passages manquent de lisibilité (notamment les déchiquetages sous-marins), d’autres se révèlent être extrêmement créatifs dans l’art d’infligé la mort à toutes ces biatches en string de bain.

Piranha 3D (3D inutile mais pas déplaisante, loin de là) sent l’iode et le sang à plein nez. Plus sérieusement, c’est à prendre au 30ème degré, débile comme ce n’est pas permis, too much à souhait, gentiment vulgaire, souvent trash mais tellement fun, drôle et assumé que cela frôle presque avec du génie. A voir en connaissance de cause !

Dans la galerie, les photos de l’avant-première au Gaumont Opéra en présence d’Alexandre Aja (réalisateur) et de… Kelly Brook (femme élue la plus sexy du monde en 2005 par FHM). Oooh yeah comme on dit !
Désolé pour la qualité très médiocre, l’éclairage était vraiment affreux (et comme je suis loin d’être un pro…)

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Piranha 3D + photos de l’avant-première
Avis rédigé par Mathieu Crucq le .
Note : 3.5 Alors que la ville de Lake Victoria s'apprête à recevoir des milliers d'étudiants pour le week-end de Pâques, un tremblement de terre secoue la ville et ouvre, sous le lac, une faille d'où des milliers de piranhas s'échappent. Inconscients du danger qui les guette, tous les étudiants font la fête sur le lac tandis que Julie, la shérif, découvre un premier corps dévoré... La journée va être d'autant plus longue pour elle que Jake, son fils, a délaissé la garde de ses jeunes frères et soeurs pour servir de guide à bord du bâteau des sexy Wild Wild Girls !
Alors que la ville de Lake Victoria s'apprête à recevoir des milliers d'étudiants pour le week-end de Pâques, un tremblement de terre secoue la ville et ouvre, sous le lac, une faille d'où des milliers de piranhas s'échappent. Inconscients du danger qui les guette, tous les étudiants font la fête sur le lac tandis que Julie, la shérif, découvre un premier corps dévoré... La journée va être d'autant plus longue pour elle que Jake, son fils, a délaissé la garde de ses jeunes frères et soeurs pour servir de guide à bord du bâteau des sexy Wild Wild Girls !
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Mathieu Crucq

photo de Mathieu Crucq

Co-créateur et rédacteur en chef de Cineshow.fr depuis 2006. Le blog est une manière de faire "autre chose" puisque c'est au sein de Brainsonic que je passe le plus clair de mon temps. Consomme des films en quantité semi-industrielle, a un penchant très fort pour Star Wars (on ne se refait pas)...