Affiche critique [Critique] – Les Muppets (2012)

[Critique] – Les Muppets (2012)

SYNOPSIS

En vacances à Los Angeles, Walter, le plus grand fan au monde des Muppets, et ses deux amis Gary et Mary découvre le plan infâme du pétrolier Tex Richman qui consiste à raser le Muppet Theater pour pouvoir extraire le pétrole se trouvant en-dessous. Pour réunir les 10 millions de dollars nécéssaires à la sauvegarde du théâtre, Walter, Gary et Mary décident d'aider Kermit la Grenouille à réunir tous les membres des Muppets, qui sont partis chacun de leur côté, afin d'organiser une grande collecte de fonds.

CRITIQUE

Si malheureusement la France n’aura pas la chance de découvrir The Muppets au cinéma, elle pourra toutefois le découvrir en Blu Ray et DVD dès le 2 mai prochain. Un direct-to-dvd incontournable pour tous les fans de Kermit & Cie mais plus largement des vraies comédies familiales. Pourtant, de prime abord, la mise en chantier un énième projet des Muppets sentait l’opportunisme à plein nez. Hollywood étant féru de remettre les vielles recettes au gout du jour (plus simple à vendre et à marketter), on ne pouvait qu’être méfiant au regard de quelques saccages récents dont on se serait volontiers passé. Pourtant, dès les premières bandes-annonces, on sentait que quelque chose de vrai se dégageait du film, une sincérité un brin désuète mais qui semblait en parfaite adéquation avec ce que nous souhaitions voir et surtout dans le respect de la génétique de ces marionnettes.

Ceux qui regardent How I Met Your Mother connaissent bien Jason Segel. Il incarne le gros nounours Marshall que l’on a pu également voir dans le plutôt drôle Forgetting Sarah Marshall. Il signe ici un scénario simple mais réutilisant les clefs qui firent le succès de The Muppet Show. Des personnages sincères, un humour débordant, et des spectacles musicaux généreux qui résonnent de façon bien étrange dans un monde aujourd’hui systématiquement teinté de cynisme. Mais Gary (Jason Segel) et Mary (Amy Adams) ne sont pas de ce monde-là. Ils sont heureux en ménage, habitent à Smalltown, -sorte de Disneyland miniature- et décident d’aller visiter Hollywood pour célébrer leur anniversaire et notamment le studio des Muppets pour satisfaire la fan-ittude de Walter, le frère de Gary mais également un Muppet (ne cherchez pas la logique, il n’y en a pas).

Mais la surprise sera de courte durée puisque le studio tombe en ruine depuis que les Muppets sont des « has been ». Face à ce désastre et un danger certains pour l’avenir du studio, Gary, Mary et Walter vont chercher à prévenir l’ex star des lieux, Kermit pour trouver une solution. C’est ainsi que l’idée de remonter un show et récolter 10 millions pour le racheter va naître. Le scénario se rapproche en tout point de celui des Blues Brothers cherchant à remonter le band pour sauver un orphelinat. Les Muppets ont désormais leur vie, leur histoire et ne sont pas forcément disposés à remonter sur scène. La plus grande réussite post Muppet Show étant sans nul doute celle de Miss Peggy, aujourd’hui icône de la mode à Paris et patronne d’un grand magazine. Mais l’avenir du studio étant plus important que les intérêts personnels, tous s’uniront pour un ultime spectacle.

Ponctué très régulièrement par ses chansons, ses morceaux dansés mais aussi ses numéros de claquettes, à l’image de l’introduction particulièrement réussie qui vous donnera l’envie de sauter partout, The Muppets est un film à remonter le temps. Sorti en 2012 mais fonctionnant sur la nostalgie naïve d’une époque meilleure où tout pouvait mieux marcher grâce à une petite chanson, le film est une réussite véritable malgré quelques légers passages à vide lors que de blagues qui ne fonctionneront pas.

Fort heureusement, elles ne ralentiront aucunement le déroulé du récit. Toujours efficace même si la réalisation ne transcende rien, le film de James Robin (un nouveau venu) doit également sa réussite aux –très- nombreux caméos apparaissant tout au long de l’heure trente. Nous n’en dirons pas plus, mais disons que les détournements des bandes-annonces trouvent un écho direct dans le long-métrage même si ce dernier se révèle un tantinet moins jouissif qu’on aurait pu le supposer.

Fraichement Oscarisé pour la meilleure chanson Man of Muppet (à découvrir juste en bas), The Muppets version 2012 est un vrai divertissement familial, drôle, sincère, bref, juste réussi. Il permet en toute simplicité de faire revivre ses personnages de la plus belle des manières pour les faire découvrir à un public plus jeune. Même si de temps en temps le film n’est pas toujours de haut vol, la bonne humeur générale et les interprétations de Jason Segel et Amy Adams (au second plan passé le 1er tiers) ne pourront que déclencher notre adhésion. Bref, le 2 mai, si vous ne saviez pas quoi acheter, plus de doute à avoir !
OS MARRETAS – « Man or Muppet » Videoclip par dmagianet

 

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[Critique] – Les Muppets (2012)
Avis rédigé par Mathieu Crucq le .
Note : 3.5 En vacances à Los Angeles, Walter, le plus grand fan au monde des Muppets, et ses deux amis Gary et Mary découvre le plan infâme du pétrolier Tex Richman qui consiste à raser le Muppet Theater pour pouvoir extraire le pétrole se trouvant en-dessous. Pour réunir les 10 millions de dollars nécéssaires à la sauvegarde du théâtre, Walter, Gary et Mary décident d'aider Kermit la Grenouille à réunir tous les membres des Muppets, qui sont partis chacun de leur côté, afin d'organiser une grande collecte de fonds.
En vacances à Los Angeles, Walter, le plus grand fan au monde des Muppets, et ses deux amis Gary et Mary découvre le plan infâme du pétrolier Tex Richman qui consiste à raser le Muppet Theater pour pouvoir extraire le pétrole se trouvant en-dessous. Pour réunir les 10 millions de dollars nécéssaires à la sauvegarde du théâtre, Walter, Gary et Mary décident d'aider Kermit la Grenouille à réunir tous les membres des Muppets, qui sont partis chacun de leur côté, afin d'organiser une grande collecte de fonds.
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Mathieu Crucq

photo de Mathieu Crucq

Co-créateur et rédacteur en chef de Cineshow.fr depuis 2006. Le blog est une manière de faire "autre chose" puisque c'est au sein de Brainsonic que je passe le plus clair de mon temps. Consomme des films en quantité semi-industrielle, a un penchant très fort pour Star Wars (on ne se refait pas)...