Affiche critique Insidious

Insidious

SYNOPSIS

Josh, son épouse et leurs trois enfants vivent depuis peu dans leur nouvelle maison lorsque l’aîné tombe dans un coma inexpliqué. Étrangement, une succession de phénomènes paranormaux débute peu après. Un médium leur révèle alors que l’âme de leur fils se trouve quelque part entre la vie et la mort, dans la dimension astrale, et que les manifestations sont l’oeuvre de forces maléfiques voulant s’emparer de son enveloppe corporelle. Pour le sauver, Josh va devoir lui aussi quitter son corps et s’aventurer dans l’au-delà ...

CRITIQUE

James Wan est un cinéaste réellement prometteur, notamment grâce à Saw (le premier hein, pas les innombrables bouses qui ont servi de suites) et surtout la petite bombe Death sentence que j’avais particulièrement apprécié. Le voici qui débarque avec Insidious, film intriguant mais pas forcément bien vendu puisque affilié à Paranormal Activity (sûrement pour attirer les ados dans les salles obscures en plein été). Surtout que mis à part la présence d’un couple qui passe de mauvaises nuits dans sa maison les deux films ont peu de choses en commun.

Non, si on veut comparer Insidious, c’est vers le Jusqu’en enfer de Sam Raimi qu’il faut se tourner. Même intro décalée, même ambiance, mêmes violons fous en guise de thème musical, même croquemitaine bien kitsch. Hommage ou pompage, telle est la question. En tous cas, le film en lui même arrive à se démarquer de son visible modèle par le talent de metteur en scène de Wan, du moins dans sa première heure. Le climax est inquiétant, la tension est palpable et on semble tenir là une production du haut du panier des films d’horreur estivaux.

Le réalisateur utilise pourtant tous les codes assez clichés du genre, mais ça fonctionne, comme une mécanique si bien huilée que même en s’attendant à ce qui va se passer on marche (comme par exemple dans cette scène ou le Ghostbuster visualise un couloir à priori vide successivement avec plusieurs filtres de lumière). Le film ne distille également qu’un nombre raisonnable de jump scares, tic devenu insupportable aujourd’hui et qui est souvent signe d’un manque de créativité et de talent.

Le problème du scénario intervient lorsqu’il s’agit de résoudre les enjeux posés dans les deux premiers tiers du film. Ce qui n’était que suggéré est alors montré, expliqué, théorisé, faisant basculer le film dans le grand guignol le plus total. Difficile d’en dire plus sans spoiler, mais sachez que, là où il ne choquait pas dans Jusqu’en enfer puisqu’un humour cartoonesque parcourait déjà le film, le grand guignol d’Insidious fait tâche dans une histoire traitée jusque là avec un premier degré des plus sérieux. Et le twist final téléphoné que l’on avait déjà plus ou moins grillé achève de nous laisser sur notre faim. Un seul mot vient alors à l’esprit : dommage, car avec un final plus soigné et moins tape à l’œil, on tenait là un petit classique en puissance, qui ne s’avère être qu’un produit de qualité mais vite oublié.

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Insidious
Avis rédigé par Benjamin Urvoy le .
Note : 3 Josh, son épouse et leurs trois enfants vivent depuis peu dans leur nouvelle maison lorsque l’aîné tombe dans un coma inexpliqué. Étrangement, une succession de phénomènes paranormaux débute peu après. Un médium leur révèle alors que l’âme de leur fils se trouve quelque part entre la vie et la mort, dans la dimension astrale, et que les manifestations sont l’oeuvre de forces maléfiques voulant s’emparer de son enveloppe corporelle. Pour le sauver, Josh va devoir lui aussi quitter son corps et s’aventurer dans l’au-delà ...
Josh, son épouse et leurs trois enfants vivent depuis peu dans leur nouvelle maison lorsque l’aîné tombe dans un coma inexpliqué. Étrangement, une succession de phénomènes paranormaux débute peu après. Un médium leur révèle alors que l’âme de leur fils se trouve quelque part entre la vie et la mort, dans la dimension astrale, et que les manifestations sont l’oeuvre de forces maléfiques voulant s’emparer de son enveloppe corporelle. Pour le sauver, Josh va devoir lui aussi quitter son corps et s’aventurer dans l’au-delà ...
Il a écrit cette critique...

Benjamin Urvoy

photo de Benjamin Urvoy