Affiche critique Hollywoo

Hollywoo

SYNOPSIS

Jeanne est la doubleuse française d’une actrice américaine qui joue dans une série télé à succès.
Mais le jour où l’actrice américaine pète les plombs et annonce la fin de sa carrière, la vie de Jeanne bascule à son tour… Plus de travail, plus de revenu, plus rien… A moins que… A moins qu’elle ne prenne son destin en mains et ne tente a priori l’impossible : partir à Los Angeles, rencontrer la star américaine et la convaincre de reprendre la direction des plateaux de tournage…
Sur place, après quelques galères, elle croise la route d’un certain Farres qui va lui ouvrir les portes du monde merveilleux mais un peu compliqué de Hollywood.

CRITIQUE

Lorsque vous avez vu la bande annonce de Hollywoo, vous vous êtes dit « mouais ça peut être sympa mais tous les gags sont sûrement dans la bande annonce », et vous aviez raison! Le gros problème du film, c’est qu’il ne se sont clairement pas foulés!

Après, Foresti et Debbouze, on aime ou on aime pas (moi pas spécialement…) mais il faut reconnaitre qu’objectivement nous avons là deux des plus grosses forces de frappe comiques de l’hexagone, de part leur nombre de fans et le succès de leurs spectacles. Leur réunion dans un film promettait un duo de choc et une rampe de lancement pour miss Foresti. Et pourtant, c’est bien là que pèche le film, clairement feinéant en termes d’humour et de franche rigolade. La majorité des gags se trouve effectivement dans la bande annonce, et les autres ne sont pas franchement géniaux. Si on sourit deux trois fois (la scène avec le gang, la scène musicale dans la voiture), le reste est soit déjà vu (Foresti joue comme dans ses spectacles), soit anodin (Jamel n’est jamais vraiment drôle et semble en petite forme comparé à Astérix mission cléopâtre par exemple), soit clairement pas écrit (une grande part a visiblement été laissée à l’improvisation pas toujours bien sentie).

Mais surtout cette comédie reste anodine, tant les situations semblent déjà vues mille fois dans des comédies américaines de bas étage. C’est simple, ce film tomberait dans l’anonymat aux US s’il était interprèté par des acteurs de base ricains, le scénario recyclant paresseusement des clichés du genre. On sent l’envie de faire une comédie « à l’américaine » comme L’arnacoeur, sauf que ce dernier était une franche réussite, avec d’excellents comédiens. Ici les acteurs font peine à voir (seconds rôles ricains qui ne coûtaient pas cher, Muriel Robin mauvaise comme ses pieds, Foresti joue très mal dès qu’elle arrête ses sketches et devient sérieuse).

En fait, on peut résumer l’effet que produit le film avec un seul gag : Foresti et Jamel ne parlent pas un mot d’anglais et baragouinent du franglais (« but seven is trop petit! »), comme Louis de Funès dans La grande vadrouille (« but alors you are french! »). Sauf que dans le film de Gérard Oury ça dure une scène, dans Hollywoo ça dure tout le film! La blague du franglais au bout d’une heure et demie, t’en peux juste plus…
Et puis le pourquoi du titre, que les acteurs voulaient absolument garder secret afin de conserver la surprise, est un pétard mouillé qui ne sert absolument à rien à l’histoire.

Bref, se laissant regarder mais loin d’être mémorable, Hollywoo ne risque pas de faire de l’ombre à Intouchables et tombera doucement dans l’oubli des rayons de dvds pas cher, et ne restera que comme « le film avec Foresti ».

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