Affiche critique From Paris With Love

From Paris With Love

SYNOPSIS

James Reese travaille comme assistant personnel de l'ambassadeur américain à Paris. Fort de cette position d'insider', il se voit parfois contacté par les Forces Spéciales, à qui il rend quelques menus services. Une vraie frustration pour lui qui se rêve en agent secret, et qui ne demande qu'à sortir de l'ombre pour jouer les gros bras. Alors que se prépare un sommet international, le miracle arrive : on lui confie une vraie mission, et un vrai partenaire, Wax, qu'il récupère le jour même à l'aéroport. Mais pour James, la confrontation aux méthodes musclées de cet agent surentraîné ne sera pas de tout repos...

CRITIQUE

Forts de l’incroyable carton de Taken aux USA, Luc Besson au scénario et Pierre Morel à la réalisation reviennent tout casser sans état d’âme avec From Paris With Love en affichant non pas une, mais deux têtes d’affiches : M. John Travolta accompagné de Jonathan Rhys-Meyers.

Que dire…que le film démarre déjà bien mal. Malgré une ouverture dans les rues Parisiennes plaisante (ce qui fait toujours plaisir dans un film améric…non frança…non américain…bref), les premières quinze minutes ne décollent pas. On y découvre le personnage de James Reese (Rhys Meyers), conseiller de l’ambassadeur américain à Paris le jour et apprenti agent des Forces Spéciale la nuit. J’exagère mais c’est presque cela. Ce dernier leur offre régulièrement de petits services avec l’espoir de devenir un jour un vrai espion (oui oui, comme James Bond). Un passage qui s’éternise donc entrecoupé de séquences avec sa miss où les mamours n’en finissent plus. Les quelques boutades sur les français ajoutées à cela et on se dit franchement que l’on très mal parti.

Et puis d’un coup d’un seul, John Travolta entre en scène. A partir de là, il faut bien s’accrocher, prendre un Red Bull (ou plutôt un Rattle Snake (voir la photo en fin d’article)) car le film va passer en mode bourrinage!

A grands coups de séquences de dezingage, From Paris With Love se regarde avec un plaisir réellement primaire car foncièrement, l’ensemble demeure franchement bas de plafond. Le scénario est d’une nullité à faire peur (l’éternel duo d’espions aux antipodes l’un de l’autre / le démantèlement d’un réseau de drogue) et de nombreuses scènes ne peuvent que nous interpeler par leur franche tendance à foncer tête baissée dans les clichés et la violence gratuite (terroristes fanatiques voilés stéréotypés, complaisance dans les scènes de morts filmées au ralenti etc…).

Mais voilà, si Pierre Morel est une sorte de Yes Man à la solde de Besson (un exécutant à la caméra donc), il n’en demeure pas moins un metteur en scène très efficace. Si l’on oublie les fautes de goûts en tout genre (ce n’est pas facile mais bon) et que l’on se focalise au 1er degré sur ce que l’on voit à l’écran, force est d’admettre que la pilule passe plutôt bien. Les séquences de fusillades et d’explosions sont nombreuses, vraiment bien filmées même si cela reste classique et surtout, nous avons une petite poursuite sur le périphérique hyper nerveuse ! Je revois encore Travolta balancé à 200 à l’heure dans une BMW, le corps à moitié sortie avec son bazooka à la main ; terrible :)

Si le film arrive à se tenir correctement, c’est aussi grâce et surtout à son duo principal. Travolta incarne l’agent Wax, plus massif et décomplexé que jamais, qui, on peut le dire, porte l’ensemble sur ces épaules. Alors OK il en fait des caisses et des caisses mais son air de dire « et ouai, j’assume sans problème » procure un plaisir coupable à quiconque est un peu sensible aux films d’action de base. Rhys-Meyers est également convainquant mais largement écrasé par la prestation de ce bon vieux John.

From Paris With Love est donc une production Besson dans la plus pure tradition. Un scénario ultra simpliste, des répliques 1er niveau, de l’action en veux-tu en voilà, un pseudo twist pour que les gens fassent « oooooooooooh » et voilà ! Un bien beau produit, plus commercial tu meurs.

Malgré cela, je dois admettre m’être bien marré grâce à Travolta survolté et aux scènes d’actions nombreuses et plaisantes. Si vous recherchez une réflexion sur quoi que ce soit, passez votre chemin. Pour les autres désireux de se vider le cerveau (car ça fait du bien de temps de temps), From Paris With Love est le médicament qu’il vous faut !

NB : je note l’effort d’Europa Corp pour le dossier de presse. La canette du film avec une clef (une vraie) USB à l’intérieur, c’est original et dans le genre goodies qui fait plaisir, celui-ci est bien sympa.

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From Paris With Love
Avis rédigé par Mathieu Crucq le .
Note : 2.5 James Reese travaille comme assistant personnel de l'ambassadeur américain à Paris. Fort de cette position d'insider', il se voit parfois contacté par les Forces Spéciales, à qui il rend quelques menus services. Une vraie frustration pour lui qui se rêve en agent secret, et qui ne demande qu'à sortir de l'ombre pour jouer les gros bras. Alors que se prépare un sommet international, le miracle arrive : on lui confie une vraie mission, et un vrai partenaire, Wax, qu'il récupère le jour même à l'aéroport. Mais pour James, la confrontation aux méthodes musclées de cet agent surentraîné ne sera pas de tout repos...
James Reese travaille comme assistant personnel de l'ambassadeur américain à Paris. Fort de cette position d'insider', il se voit parfois contacté par les Forces Spéciales, à qui il rend quelques menus services. Une vraie frustration pour lui qui se rêve en agent secret, et qui ne demande qu'à sortir de l'ombre pour jouer les gros bras. Alors que se prépare un sommet international, le miracle arrive : on lui confie une vraie mission, et un vrai partenaire, Wax, qu'il récupère le jour même à l'aéroport. Mais pour James, la confrontation aux méthodes musclées de cet agent surentraîné ne sera pas de tout repos...
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Mathieu Crucq

photo de Mathieu Crucq

Co-créateur et rédacteur en chef de Cineshow.fr depuis 2006. Le blog est une manière de faire "autre chose" puisque c'est au sein de Brainsonic que je passe le plus clair de mon temps. Consomme des films en quantité semi-industrielle, a un penchant très fort pour Star Wars (on ne se refait pas)...