Affiche critique [Critique] – Premium Rush (2012)

[Critique] – Premium Rush (2012)

SYNOPSIS

Wilee est sans doute le plus doué et le plus rapide des coursiers à vélo de New York. Son quotidien consiste à traverser la ville en tous sens en évitant les taxis qui foncent, les voitures, et huit millions de piétons…
Pourtant, lorsqu’il prend en charge un mystérieux pli, le danger va être d’un autre genre. Certains sont prêts à tout pour s’emparer de ce qu’il transporte. Ce qui avait commencé comme une course express ordinaire va vite se transformer en un contre-la-montre mortel à travers les rues de Manhattan…

CRITIQUE

Si le nom du réalisateur David Koepp ne vous dit rien, l’homme est loin d’être un inconnu à Hollywood. Car avant d’être un réalisateur, c’est en tant que scénariste que monsieur Koepp officiait, signant au passage quelques monuments des vingt dernières années comme Jurassic Park, L’impasse, le premier Mission Impossible, Spider-Man ou encore Panic Room pour ne citer qu’eux. C’est également à lui que l’on devra reprocher l’histoire d’Indy 4 même si la pression de Lucas ne devait pas être simple à gérer au quotidien lorsque l’on connaît les déboires pour accoucher du fameux script. Et si ses propres réalisations ne figurent pas parmi les hits les plus fous, deux films de la première moitié du nouveau millénaire s’avèrent particulièrement intéressants dans un registre thriller / suspense, je parle d’Hypnose avec Kevin Bacon puis de Fenêtre Secrête avec Johnny Depp. Des « petites » réalisation franchement efficaces que nous vous conseillons si vous ne les connaissez pas. Toujours est-il qu’en 2012, après avoir signé un assez faiblard scénario de Men In Black 3, il repasse derrière la caméra pour Premium Rush, un divertissement sur fond de course poursuite à vélo en plein New York. Suffisamment curieux pour qu’avec le nom de Joseph Gordon Levitt à l’affiche, nous nous précipitions le voir.

Avec Premium Rush, Koepp s’essaye à l’actionner urbain en prenant la grosse pomme comme terrain de jeu. Un registre encore inconnu pour le cinéaste qu’il tente au détriment d’un scénario vraiment prenant et travaillé. Car ce nouveau film sert exactement ce qu’il vend sans jamais trahir le spectateur à savoir une course poursuite à vélo, ni plus, ni moins. Par certains aspects, on retrouverait du style de Duel de Spielberg où un camion présenté comme une bête poursuivait un automobiliste. C’était simple pour ne pas dire primaire mais le talent de ce bon vieux Steven permettait à Duel de ne pas être qu’un simple téléfilm mais un vrai chef d’œuvre du genre où la tension demeurait intact de bout en bout.

Ici, Koepp a recours une histoire tierce pour justifier son récit et le maintenir intéressant jusqu’à la fin. D’un côté le méchant (Michael Shannon qui doit régler ses dettes), d’un autre un ticket à la valeur humaine et financière énorme et au milieu, notre cycliste Wilee. Et ces éléments s’ils apportent du contexte à ce jeu du chat et de la souris limitent l’efficacité en faisant régulièrement sortir de l’enjeu principal du récit. Des éloignements dont l’on se serait bien passé du fait que l’histoire n’a rien d’original si l’on s’affranchi du moyen de locomotion. Malgré tout, et c’est ce qui donne cet aspect « convivial », le binôme d’acteurs principaux suffit à lui seul à donner un vrai cachet au film. Joseph Gordon Levitt et son empathie naturelle permet à chacun de s’identifier à lui tandis que de l’autre bord, nous retrouvons Michael Shannon en roue libre absolue, cabotinant à outrance et donnant à son personnage de flic ripoux en prise avec la mafia pour des dettes non réglées une saveur particulière. Un duo bien casté qui permet à Premium Rush de s’élever au-dessus des séries B moyennes même si globalement, le film ne vole pas bien haut. Alors certes il y aura quelques séquences à vélos plutôt efficaces entre les voitures, quelques moments de tensions palpables, quelques pics de stress mais le tout reste convenu et assez sage sans jamais transcender son sujet.

Affichant pourtant une petite une heure trente, le nouveau David Koepp ne peut s’empêcher de tomber dans la redondance en raison du peu d’éléments renouvelant l’intrigue, une histoire semblant parfois tenir par des bouts de ficelles ou autres artifices visuelles boostant l’adrénaline lors dans grands moments de mou. En résulte un long-métrage moyen, assez loin des ambitions affichées, très loin d’être déplaisant mais tout à fait anecdotique dans une actualité très chargée. Après un Ghost Town très décevant, Koepp retrouve un petit peu le gout du spectacle mais on l’aimait carrément plus lorsqu’il s’attachait à des thrillers paranoïaques et/ou fantastiques.

[Critique] – Premium Rush (2012)
Avis rédigé par Mathieu Crucq le .
Note : 2.5 Wilee est sans doute le plus doué et le plus rapide des coursiers à vélo de New York. Son quotidien consiste à traverser la ville en tous sens en évitant les taxis qui foncent, les voitures, et huit millions de piétons…
Pourtant, lorsqu’il prend en charge un mystérieux pli, le danger va être d’un autre genre. Certains sont prêts à tout pour s’emparer de ce qu’il transporte. Ce qui avait commencé comme une course express ordinaire va vite se transformer en un contre-la-montre mortel à travers les rues de Manhattan…

Wilee est sans doute le plus doué et le plus rapide des coursiers à vélo de New York. Son quotidien consiste à traverser la ville en tous sens en évitant les taxis qui foncent, les voitures, et huit millions de piétons…
Pourtant, lorsqu’il prend en charge un mystérieux pli, le danger va être d’un autre genre. Certains sont prêts à tout pour s’emparer de ce qu’il transporte. Ce qui avait commencé comme une course express ordinaire va vite se transformer en un contre-la-montre mortel à travers les rues de Manhattan…
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Mathieu Crucq

photo de Mathieu Crucq

Co-créateur et rédacteur en chef de Cineshow.fr depuis 2006. Le blog est une manière de faire "autre chose" puisque c'est au sein de Brainsonic que je passe le plus clair de mon temps. Consomme des films en quantité semi-industrielle, a un penchant très fort pour Star Wars (on ne se refait pas)...