Affiche critique [Critique] – My Soul To Take (2012)

[Critique] – My Soul To Take (2012)

SYNOPSIS

Dans la petite ville de Riverton, la légende clame qu’un serial killer a juré de revenir assassiner les sept enfants nés la nuit où il est mort.
Aujourd’hui, seize ans plus tard, de nouvelles personnes disparaissent.
Le psychopathe s’est-il réincarné dans l’un des sept ados, ou a-t-il survécu à cette nuit où il fut laissé pour mort ?

CRITIQUE

Avec le jeu des décalages des sorties, My Soul To Take n’arrivera en France qu’en aout 2012, soit plus de deux ans après sa production. Vendu comme le nouveau Wes Craven, dans le faits, ce n’est pas vraiment le cas puisqu’il fut réalisé avant Scream 4 sortie il y a maintenant déjà plus d’un an. Et contrairement à la Cabane dans les bois lui aussi sorti longtemps après le tournage mais qui avait le mérite d’être un film d’horreur un peu déstabilisant car totalement what the fuck, My Soul To Take ne peut pas vraiment revendiquer un quelconque signe distinctif. Pire, non seulement il n’invente strictement rien et se contente de suivre une trame de slasher déjà vu un million de fois, mais en plus, il se paye le luxe d’être d’une rare lenteur et donc d’un ennui catastrophique. Avec son casting de teens inconnus, sa mise en scène plate et son histoire vraiment old school, prévisible et jamais effrayante, ce faux dernier Wes Craven n’est ni plus ni moins qu’un nanar de seconde zone qui n’aurait pas dû dépasser le stade du direct-to-dvd, et devient au passage le plus mauvais film du réalisateur…

A l’instar de John Carpenter, la carrière de Wes Craven semble faire un plongeon pas vraiment réjouissant. Et si Big John a quand même été dans le genre au-dessus dans sa meilleure période, force est de constater que l’âge ne rend pas vraiment leurs réalisations meilleures (lire notre critique de The Ward, dernier Carpenter en date). Depuis bientôt 10 ans, Craven recycle mais déçoit presque toujours. Sa dernière vraie trouvaille restant Scream premier du nom qui fête cette année ses 16 ans, et oui. Alors quand le bonhomme s’attaque à un film de croquemitaine sans passion, quasiment en mode commande même s’il signe le scénario (la première fois depuis Freddy), le résultat ne peut pas être brillant, le contraire aurait d’ailleurs étonné. Mais ce constat déjà fort négatif se voit clairement renforcé par l’arnaque marketing aposée à coté du titre puisque le film se dote d’un 3D, histoire de faire genre. Un foutage de guelle puisque si le film n’a déjà pas été tourné en 3D, sa conversion ne tente jamais rien tant et si bien que dans le top 5 de l’inutilité, le film peut largement concourir pour la première place, un vrai scandale !

Il ne faut pas 5 minutes pour se rendre compte que My Soul To Take est un attrape benets et le triste témoin que le papa de Freddy a tout perdu de son talent et de son imagination. La scène d’introduction suffit à condenser toutes les tares que le film va distiller par la suite pendant 1h40, notamment tune mise en scène rétro multipliant les effets visuels ringards. Pas effrayante du toute mais pathétique, cette introduction est malgré tout apostériori le meilleur moment du film qui par la suite subira la sanction d’un mauvais script. Avec son histoire de malédiction et d’éventreur à laquelle personne de croit, My Soul To Take semble être un préquel à Scream tant la construction se voit calquée sur celui-ci mais en version brouillon, y compris dans le pseudo twist de fin. C’est tellement aberrant que l’on se demande comment il est possible de le sortir en salles et d’espérer y retrouver ses billes en termes financier. En gros, tous les étudiants du patelin local dont la naissance coincide avec la mort d’un psychopate ayant fait les gros titres il y a 16 ans trouvent la mort petit à petit. Bien évidement, le corps du taré n’a jamais été retrouvé alimentant pendant toutes ses années la légende de son retour en tant qu’esprit du mal. Vous le voyez, rien de bien nouveau sous le soleil d’autant que parmi les étudiants, pas un ne sortira du lot, pas même le personnage principal dont à peu près tout le monde se fou. Et ce n’est pas les meurtres qui pourront à peu près satisfaire notre soif d’horreur et d’hémoglobine, le tout étant tellement aseptisé que les séquences un tant soit peu rouge se comptent sur une main.

Plagiant allégrement ailleurs, oubliant de développer ses personnages dont le QI rivalise avec celui d’une moule, multipliant des twists et retournement improbables aussi intéressants et surprenants qu’un épisode de Power Ranger, My Soul To Take est juste mauvais, médiocre, soporifique bref, vraiment raté. En conclusion, revoyez les premières œuvres d’un homme jadis talentueux et oubliez d’aller le voir le 1er aout, il y aura surement bien mieux au cinéma à ce moment là.

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[Critique] – My Soul To Take (2012)
Avis rédigé par Mathieu Crucq le .
Note : 1 Dans la petite ville de Riverton, la légende clame qu’un serial killer a juré de revenir assassiner les sept enfants nés la nuit où il est mort.
Aujourd’hui, seize ans plus tard, de nouvelles personnes disparaissent.
Le psychopathe s’est-il réincarné dans l’un des sept ados, ou a-t-il survécu à cette nuit où il fut laissé pour mort ?

Dans la petite ville de Riverton, la légende clame qu’un serial killer a juré de revenir assassiner les sept enfants nés la nuit où il est mort.
Aujourd’hui, seize ans plus tard, de nouvelles personnes disparaissent.
Le psychopathe s’est-il réincarné dans l’un des sept ados, ou a-t-il survécu à cette nuit où il fut laissé pour mort ?
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Mathieu Crucq

photo de Mathieu Crucq

Co-créateur et rédacteur en chef de Cineshow.fr depuis 2006. Le blog est une manière de faire "autre chose" puisque c'est au sein de Brainsonic que je passe le plus clair de mon temps. Consomme des films en quantité semi-industrielle, a un penchant très fort pour Star Wars (on ne se refait pas)...