Affiche critique [Critique] – Les seigneurs (2012)

[Critique] – Les seigneurs (2012)

SYNOPSIS

Patrick Orbéra, la cinquantaine, est une ancienne gloire du football qui a totalement raté sa reconversion. Sans emploi, alcoolique et ruiné, il n’a même plus le droit de voir sa fille Laura. Contraint par un juge de retrouver un emploi stable, il n’a d’autre choix que de partir sur une petite île bretonne, pour entraîner l’équipe de foot locale. Si ils gagnent les 3 prochains matchs, ils réuniront assez d’argent pour sauver la conserverie de l’île, placée en redressement judiciaire, et qui emploie la moitié des habitants. Patrick Orbéra est immédiatement confronté à un obstacle majeur : transformer des pêcheurs en footballeurs quasi-professionnels. Il décide alors de faire appel à ses anciens coéquipiers pour l’aider à hisser le petit club breton parmi les grands…

CRITIQUE

Fort de son énorme casting français voici donc LA comédie de cette fin d’année en hexagone, un rouleau compresseur médiatique auquel il va être difficile d’échapper, tant les acteurs font le tour des plateaux télés et des cinémas de France et de Navarre pour promouvoir le film.

Un film prévu pour ratisser large donc, avec un casting réunissant un panel des acteurs français les plus bankables de ces dernières années (Omar, Dubosc, Gad Elmaleh), des petits nouveaux en vogue (le comte de Bouderbala), un mec à la mode depuis Polisse (Joey Starr), des cateurs confirmés (Garcia, Marielle) et une jolie blonde pour ces messieurs (Frederique Bel). Et pour agrémenter le tout, on ajoute un sport populaire (le foot) et une région à la mode en ce moment : la bretagne (et son folklore qui plait bien aux parigots amateurs de clichés, comme on a pu le voir récemment dans Bowling, Cornouaille, Nos plus belles vacances, etc…). Et pour filmer tout ça, Olivier Dahan, encore auréolé du succès de la Môme.

Le cinéphile averti ne peut que se méfier d’un tel melting pot commercial, et on peut dire que c’est à tort et à raison. A raison parce que le film est effectivement très basique, que cela soit dans le déroulement de l’histoire (linéarité et prévisibilité du récit, deus ex machina en veux tu en voilà) ou la représentation des personnages, où chacun fait exactement ce qu’on attendait de lui (Starr est le bad boy raleur, Omar le gentil black jovial, Dubosc fait du « pour toi public », Elmaleh fait du Gad, Marielle le vieux bourru, Ramzy fait le débile comme dans H, Bel fait la cruche), et ressemble à toutes ces comédies bien calibrées pour cartonner pendant deux mois puis retomber dans l’oubli quelques années plus tard (mais si, rappelez vous de Trois zéro, Le boulet, Le raid, etc…).

Et pourtant, la petite surprise est bien là, car par petites touches le film fonctionne vraiment, au travers d’une réplique, d’un gag, d’un montage bien senti, ça fait mouche. Le personnage de Gad Elmaleh par exemple, joueur talentueux dans un corps d’enfant n’ayant jamais vraiment grandi et bloqué par ses phobies s’avère presque touchant, tout comme le personnage d’Omar, très discret par rapport aux autres, mais qui en sort justement grandi. Et on se marre franchement quand Ramzy se fait hurler dessus par José Garcia après quelques actions catastrophiques. D’ailleurs les scènes de foot, coeur du récit, sont filmées correctement, le football étant sûrement l’un des sports les plus difficiles à filmer au cinéma.

Alors bien sûr, tout cela ne vole pas très haut, et le contexte social utilisé comme prétexte (si l’équipe de Molène va loin en coupe, ils pourront récupérer de l’argent pour empêcher la fermeture de l’usine de sardines du coin) est vu et revu, tout comme les clichés sur la Bretagne (mouettes, alcool, crêpes et tous le monde habillé en ciré ou en marin), moqués par ces braves Parisiens. Mais le montage est ultra dynamique, et on sent que tous les bouts de gras on été coupés pour aller droit au but (haha) et livrer une comédie d’une heure trente sans temps mort.

Les Seigneurs s’avère donc être une comédie certes ultra calibrée, mais loin d’être désagréable et pas si prétentieuse que l’on pourrait croire.

[Critique] – Les seigneurs (2012)
Avis rédigé par Benjamin Urvoy le .
Note : 3 Patrick Orbéra, la cinquantaine, est une ancienne gloire du football qui a totalement raté sa reconversion. Sans emploi, alcoolique et ruiné, il n’a même plus le droit de voir sa fille Laura. Contraint par un juge de retrouver un emploi stable, il n’a d’autre choix que de partir sur une petite île bretonne, pour entraîner l’équipe de foot locale. Si ils gagnent les 3 prochains matchs, ils réuniront assez d’argent pour sauver la conserverie de l’île, placée en redressement judiciaire, et qui emploie la moitié des habitants. Patrick Orbéra est immédiatement confronté à un obstacle majeur : transformer des pêcheurs en footballeurs quasi-professionnels. Il décide alors de faire appel à ses anciens coéquipiers pour l’aider à hisser le petit club breton parmi les grands…
Patrick Orbéra, la cinquantaine, est une ancienne gloire du football qui a totalement raté sa reconversion. Sans emploi, alcoolique et ruiné, il n’a même plus le droit de voir sa fille Laura. Contraint par un juge de retrouver un emploi stable, il n’a d’autre choix que de partir sur une petite île bretonne, pour entraîner l’équipe de foot locale. Si ils gagnent les 3 prochains matchs, ils réuniront assez d’argent pour sauver la conserverie de l’île, placée en redressement judiciaire, et qui emploie la moitié des habitants. Patrick Orbéra est immédiatement confronté à un obstacle majeur : transformer des pêcheurs en footballeurs quasi-professionnels. Il décide alors de faire appel à ses anciens coéquipiers pour l’aider à hisser le petit club breton parmi les grands…
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Benjamin Urvoy

photo de Benjamin Urvoy