Affiche critique [Critique] – Associés contre le crime (2012)

[Critique] – Associés contre le crime (2012)

SYNOPSIS

Prudence et Bélisaire Beresford ont décidé de prendre un repos bien mérité. Mais une richissime héritière russe disparaît, et Prudence ne résiste pas à l’appel du danger… Bélisaire est bien obligé de suivre sa turbulente épouse. L’enquête va les conduire sur les traces d’un mystérieux savant qui détient le secret de l’éternelle jeunesse…

CRITIQUE

Troisième épisode des aventures de Bélisaire et Prudence Beresford, Associés contre le crime est sûrement le plus faible. Les deux premiers volets possédaient ce charme un peu désuet des films des années 60, du cinéma de papa un peu naïf, un peu pépère, mais toujours frais et incitant au voyage. On retrouve ici encore des paysages de carte postale (les routes de montagne, la maison du couple vedette au cadre idyllique) et une douce atmosphère de mystère (brouillard, châteaux et bougies), mais on est vite déçus par une intrigue nettement moins passionante.

Après un démarrage assez poussif, où l’on retrouve une nouvelle fois une Prudence associale et s’ennuyant au plus haut point dans son confort bourgeois, délaissée par un Bélisaire en quête de gloire littéraire, le film s’anime lorsque les deux tourtereaux s’infiltrent dans la mystérieuse clinique afin d’en percer les mystères. Ce milieu du long métrage étant clairement la meilleure partie, l’enquête tourne toutefois assez court puisque les révélations, assez prévisibles par ailleurs, s’éclairciront assez vite, le soufflé retombant très vite, trop vite. Cette fois-ci, l’intrigue est reléguée au second plan pour laisser place à un humour étrange, assez burlesque voire absurde, mais qui laisse souvent circonspect.

S’il y a quelques belles idées (le garde surprise, l’homme invisible, le clan des femmes opérées), d’autres paraissent aussi furtivement poétiques que totalement inutiles au récit (le peintre Courbet, la scène au cirque, la disparition de la fille Beresford). Le film part parfois dans tous les sens sans raison, à l’image des 20 dernières minutes totalement WTF, rallongement sans raison d’une intrigue déjà conclue où l’on a l’impression que toute l’équipe aurait fumé un pétard sur le plateau. Bien loin des explications rationnelles utiles aux conclusions des deux premiers chapitres, ce troisième volet part dans une direction assez surnaturelle que beaucoup rejetteront. Il faut dire que la réalisation planplan de Pascal Thomas n’aidera pas non plus à convaincre les réfractaires au genre, d’autant plus que certains acteurs ou effets (la doubleuse cascade de Catherine Frot) sont très moyens!

Heureusement, le réalisateur peut compter sur son duo principal, dont l’évidente complicité crève l’écran! Dussolier est excellent en grand enfant fier comme un pou et materné par sa femme, tandis que Frot semble faite pour les rôles de bourgeoises coincée dissimulant une part de folie. Leurs joutes verbales sont à chaque fois les meilleurs moments du film et arracheront sans peine quelques sourires.

Associés contre le crime est donc plus une comédie décalée qu’un vrai film policier, ce qui constitue une déception. Peut être un peu fainéant sur le coup, Pascal Thomas mise trop sur ses excellents acteurs principaux pour emballer le tout, ce qui n’est malheureusement pas suffisant pour en faire autre chose qu’un divertissement aussi agréable que vite oublié.

[Critique] – Associés contre le crime (2012)
Avis rédigé par Benjamin Urvoy le .
Note : 3 Prudence et Bélisaire Beresford ont décidé de prendre un repos bien mérité. Mais une richissime héritière russe disparaît, et Prudence ne résiste pas à l’appel du danger… Bélisaire est bien obligé de suivre sa turbulente épouse. L’enquête va les conduire sur les traces d’un mystérieux savant qui détient le secret de l’éternelle jeunesse…
Prudence et Bélisaire Beresford ont décidé de prendre un repos bien mérité. Mais une richissime héritière russe disparaît, et Prudence ne résiste pas à l’appel du danger… Bélisaire est bien obligé de suivre sa turbulente épouse. L’enquête va les conduire sur les traces d’un mystérieux savant qui détient le secret de l’éternelle jeunesse…
Il a écrit cette critique...

Benjamin Urvoy

photo de Benjamin Urvoy