Affiche critique [Critique] – The Dark Knight Rises (2012)

[Critique] – The Dark Knight Rises (2012)

SYNOPSIS

Il y a huit ans, Batman a disparu dans la nuit : lui qui était un héros est alors devenu un fugitif. S'accusant de la mort du procureur-adjoint Harvey Dent, le Chevalier Noir a tout sacrifié au nom de ce que le commissaire Gordon et lui-même considéraient être une noble cause. Et leurs actions conjointes se sont avérées efficaces pour un temps puisque la criminalité a été éradiquée à Gotham City grâce à l'arsenal de lois répressif initié par Dent. Mais c'est un chat – aux intentions obscures – aussi rusé que voleur qui va tout bouleverser. À moins que ce ne soit l'arrivée à Gotham de Bane, terroriste masqué, qui compte bien arracher Bruce à l'exil qu'il s'est imposé. Pourtant, même si ce dernier est prêt à endosser de nouveau la cape et le casque du Chevalier Noir, Batman n'est peut-être plus de taille à affronter Bane…

CRITIQUE

—Chronique garantie sans spoiler—

Quand on compare l’attente vis à vis du dernier opus de la trilogie du « caped cruisader », rien ne semblait pouvoir arriver au niveau de ces dernières semaines, et même ces derniers mois. Après bon nombre de déceptions de la part des blockbusters proposés cette année, Nolan avait une double mission. Celle de nous offrir non seulement une suite digne de ce nom au magistral The Dark Knight , un vrai challenge en soi, mais aussi l’un des plus grands divertissements de l’année. Après le très mauvais The Amazing Spider-Man, le pétard mouillé Prometheus et le totalement décomplexé mais fun Avengers, tout le monde avait le visage tourné vers le chevalier noir comme étant l’espoir, que dis-je, le messie estival pour nous sortir d’une année jusque-là assez moribonde en grand spectacle.

Et si l’excitation du public avait franchi des sommets inégalés, grâce à un marketing savamment orchestré par Warner et un déluge d’images qui pourtant ne laissaient pas voir grand-chose de l’histoire, la peur était malgré tout un peu présente dans nos esprits. Le film serait-il au niveau des espérances les plus folles ? Serait-il la conclusion que tout le monde attendait ? Serait-il l’épitaphe digne du sauveur de Gotham, Rises étant le dernier Batman de la saga ? Autant de questions soulevées par ce dernier opus que l’on attendait tous de voir briser la un peu trop présente malédiction du troisième film, souvent en dessous du reste. Seulement voilà, Christopher Nolan n’est pas n’importe quel réalisateur et surtout pas un yes-man piloté par le studio (comme l’a pu être Marc Webb sur le reboot de Spidey). Bénéficiant du plein soutien de la Warner et du doublé gagnant The Dark Knight / Inception, celui à qui l’on doit la renaissance du super-héros le plus sombre et le plus tourmenté des comics a su encore une fois imposer sa vision, son histoire, son style, son méchant, le tout en Imax et surtout pas en 3D. Une intégrité artistique totale pour un blockbuster de près de 250 millions de dollars et de 2h44 faut-il le rappeler, témoignant du poids que représente le cinéaste sur les bancs d’Hollywood.

Accompagné par son frère Jonathan pour le scénario et  David S. Goyer (un pur fan du Chevalier noir qui avait déjà collaboré sur les deux premiers films), Christopher Nolan avait sur ses épaules le film de l’année 2012 et le poids d’une véritable légende amenée aux cieux du 7e art par un précédent film sans faille, bref, un challenge de taille à de multiples niveaux.  En ce qui me concerne, The Dark Knight Rises était ma plus grande attente depuis Avatar, The Dark Knight ayant été mon plus grand choc cinématographique des quatre ou cinq dernières années, le genre de film à vous faire planer en sortie de salles tant le niveau émotionnel atteignait des sommets durant la projection. Le suspense est depuis ce midi terminé et la réponse est sans équivoque…Oui, The Dark Knight Rises est le digne successeur de The Dark Knight (quoi que bien différent), une claque aussi monumentale qu’il y a 4 ans, une œuvre sidérante de maîtrise, d’émotion et de talent dont j’ai encore du mal à me remettre à l’heure où j’écris ces lignes. C’est simplement bluffant, terriblement oppressant et les superlatifs manqueraient presque pour définir le niveau atteint par le dernier film de Nolan, considéré d’ailleurs par ce dernier comme son meilleur, ce qui au regard de sa filmographie n’est pas faible de sens…

Ce qui frappe avant tout dans The Dark Knight Rises, c’est la parfaite cohérence avec les deux précédents films. Une cohérence dans l’approche réaliste mais aussi dans l’ancrage aux thématiques fortes de société et plus particulièrement aux USA. Car si Gotham est une ville fictive, elle symbolise à elle seule l’ensemble des grandes métropoles américaines et plus particulièrement New York en tant que centre névralgique économique. L’une des grandes séquences se passe d’ailleurs à Wall Street (nous étions sur le tournage, voir les photos) et ce choix n’a clairement pas été fait au hasard. Et cette symbolique politique et économique se trouve au cœur de l’histoire de Rises qui voit Gotham se détruire de l’intérieur comme Ra’s Al Ghul avait pu le tenter dans Begins ou le Joker dans The Dark Knight. Une ville qui aujourd’hui va vivre l’apocalypse et de la sauvagerie, et sera théâtre de la plus grande orchestration destructrice de son histoire. Plus qu’un combat entre freaks même si ce sont eux qui sont en première ligne, c’est un duel de symboles qui se jouent dans cet ultime volet entre un Batman plus faible que jamais après un exil de huit ans suite à l’endossement des meurtres de Harvey Dent, et un mercenaire totalement fou, violent, inhumain et surpuissant qu’est Bane.

Pour la première fois, le héros masqué est mis en échec par le bad guy de l’histoire, à la fois physiquement mais surtout psychologiquement. Une relation dominant-dominé très fortement appuyée dans un Batman tous films confondus, permettant ainsi à Nolan de détruire un à un les symboles si fort de sens, ceux qui forgent le personnage de Bruce Wayne devenu Batman. Si fortement protégée pendant deux films et donc plusieurs années d’une point de vue chronologie de l’histoire, l’identité secrète de Batman sera découverte par Bane, une levée de voile lourde de conséquences puisque c’est à présent l’homme qui devra combattre, et plus l’entité symbolique, en témoigne une scène particulièrement entre Batman et Bane dans le repaire de la bête qui n’en fera qu’une bouchée. Et cette approche du héros faillible est assez inédite au cinéma, du moins, dans les blockbusters récents. Ainsi, le mot « Rises » est ici bien plus important qu’une simple extension marketing dans le titre du film. Car le soulèvement du chevalier noir sera bien là, malgré un contexte très dur, un soulèvement pour Gotham, pour ses habitants, et pour tous ces chevaliers blancs qui prennent au quotidien la relève des idéaux de Harvey Dent avant sa chute, pour une ville simplement meilleure.

Cependant, cette ligne directrice que l’on décèle dès les bandes-annonce n’a rien d’une évidence une fois devant le film. Et c’est bien de là que The Dark Knight Rises tire toute sa force, dans cette approche du récit à multiples niveaux jouant autant sur l’action pure que sur les relations fortes entre protagonistes, et il y en a beaucoup. Encore plus que sur les deux premiers films, Rises se veut plus intimiste contrairement à ce que nous pouvions penser. L’introspection de Bruce Wayne est ici plus forte que jamais et surtout traitée frontalement pour extraire l’essence de ce personnage meurtri, tirant sa force dans les traumas de sa vie régulièrement confrontée à la mort, d’abord de ses parents puis de Rachel, l’amour de sa vie. Une plongé directe dans l’esprit de l’homme interprété depuis 2005 par Christian Bale qui trouve ici le plus bel écrin pour une prestation d’acteur. L’éventail de son jeu n’a semble-t-il jamais été aussi large et il fallait au moins Nolan qui signe ici sa quatrième collaboration avec l’acteur pour le révéler. Une prestation intense qui occupe largement l’esprit, sans pour autant atténuer celles du reste de l’équipe qui est tout aussi impressionnante, à l’image d’un Michael Caine immense dans le rôle d’Alfred, un rôle de protecteur d’une émotion intense portée à son paroxysme… Si l’on avait pu juger que le Joker cannibalisait Batman dans The Dark Knight, dans cet ultime volet, il n’y a pas de question possible, le héros, c’est bien la chauve-souris. Difficile de parler de tous les personnages qui composent l’histoire en ces lieux, mais chacun apporte sa pierre à l’édifice à différents niveaux d’importance et il convient de ne pas trop chercher à avoir d’explications avant de découvrir le film.

On avait pu lire dès l’annonce du choix d’Anne Hathaway en Selina Kyle (le nom de Catwoman n’est jamais cité) que la comparaison avec la prestation folle de Pfeifer dans Returns lui ferait sans doute du tort. Des propos à peu près identiques lors du choix d’Heath Ledger dans le rôle du Joker, mais l’histoire avait fait le reste. N’en déplaise aux détracteurs de l’actrice, son interprétation de celle que nous présenterons comme la « voleuse » pour ne rien dévoiler est à la hauteur du plébiscite des critiques US. Elle n’efface pas la précédente Catwoman mais vient se poser à côté, au même niveau même si le registre donné au personnage n’a guère de point commun. Beaucoup plus réaliste et multi-facettes, ce qui est logique dans l’univers de Nolan, Selina Kyle est l’un des personnages « secondaires » les plus importants et les plus sexy du film, et sa présence qui avait rendu Nolan quelque peu anxieux lors de la mise en chantier du film ne fait aujourd’hui plus aucun doute. A l’aise aussi bien en tenue que sans, Hathaway se faufile dans la peau de Kyle avec une prestance qui lui permettrait presque d’obtenir un film dédié à elle-seule même si les meilleures choses doivent avoir une fin. Avec un rôle bien moins évident à traiter qu’on pourrait le penser, elle apporte à Rises une touche féminine très forte que nous n’avions pas connu jusque là.

Mais l’une des attentes les plus fortes de ce troisième volet, était bien sûr la présence du nouveau méchant, le malade et pourtant si ingénieux Bane qui trouve en Tom Hardy aidé par 15kg de muscles supplémentaires l’interprété idéal. A l’aise dans le registre psychopathe musclor puisqu’il avait déjà transcendé l’écran dans Bronson, il fait de Bane une créature extrêmement violente et remplie de haine prête à tout pour mettre Gotham en cendres. Derrière le masque si particulier qui fait de Bane immédiatement un personnage particulièrement charismatique et effrayant à la fois, Hardy utilise son talent pour faire passer par le regard un panel d’émotions très impressionnant. Il suffit d’un regard en coin, d’un mouvement de bras pour que l’on saisisse toute la force et la folie du personnage, aussi bien physique que mentale. Le travail sur sa voix contribue largement au mythe presque immédiat que Bane va faire naitre pour en faire un méchant particulièrement fort de l’univers sans pour autant trouver la même folie qu’avait pu produire le regretté Heath Ledger en tant que Joker.

Pourtant, que l’on ne s’y trompe pas. Si l’écriture de ces personnages se révèle d’une finesse rarement atteinte dans un film de super-héros, ce n’est jamais au détriment de l’un des pivots de Rises qu’est l’action, jamais aussi imposante dans un Batman. De l’action également de mieux en mieux filmée par Nolan (même si beaucoup trouvent encore à redire histoire de faire les intéressants) qui éprouvait quelques difficultés voire regrets à devoir s’affranchir de ces scènes dans Begins (en témoignent quelques passages pas toujours très heureux) et qui explosent à présent à l’écran dans tous les sens possibles (les séquences du stade ou du combat chaotique parmi des milliers de figurants restent parmi les plus spectaculaires). Privilégiant comme toujours des effets visuels réels plutôt que du numérique à tout va (le simple fait d’avoir fait construire et utiliser un vrai « Bat » (le nouveau jouet et remplaçant du Tumbler)) sur un bras hydraulique à la place d’une construction 100% virtuelle en est le témoin, Nolan nous offre des moments d’une force brute impressionnante (le premier combat entre Bane et Batman, sans musique et uniquement avec violence) et prouve cette fois-ci que non seulement il maitrise la grammaire de ce genre de scènes périlleuses mais mieux, il les transcendent pour injecter une émotion sans précédent lors de chaque combat ou chaque séquence épiques. Une nécessite puisque si Ra’s Al Ghul avait infiltré Gotham pour la rendre folle, que le Joker avait initié la panique et tenter l’anarchie, Bane va quant à lui au fond des choses et ne se contente pas d’espérer le chaos mais le met bien en œuvre. Un plan plus efficace et plus stratégique que celui du Joker donc, offrant des séquences prodigieuses mais aussi beaucoup plus tendues et oppressantes que celles du précédent film. Plus « fun » à regarder mais aussi plus dur (on a presque mal au ventre d’être les témoins d’une telle plongée en enfer), la mise en place de cette destruction programmée de Gotham et les actions qui en résultent sont un vrai régal pour les yeux et pour l’esprit tant elle touche à deux éléments tristement omniprésents dans notre société actuelle, le terrorisme et la crise économique. Des thématiques renvoyant fatalement à des événements pas si lointains que cela même si la comparaison n’ira pas beaucoup plus loin, et heureusement.

Par sa construction et les multiples liens et sous-intrigues de son histoire, le film se rapproche plus de Begins que de The Dark Knight tout en proposant quelque chose de véritablement nouveau. Sans être déstabilisant, Rises se veut encore différent permettant de créer la surprise à nouveau même si l’on pensait s’être préparé à ce grand show de la meilleure manière possible. Du prologue incroyable introduisant Bane, moins long que celui de The Dark Knight mais tout aussi efficace visuellement pour présenter presque sans mot la force et la violence que représentera le personnage, jusqu’au final vraiment stupéfiant, la tension est palpable à chaque instant. La tristesse et la résignation ambiante du fait de l’intrigue se vit à fleur de peau et nul doute que l’expérience sera pour beaucoup viscérale. En jouant habilement entre temps forts et temps faibles, Nolan construit son intrigue en véritable maestro, introduisant tour à tour les nouveaux personnages et en leur proposant à chacun une place idéale dans le développement de l’histoire. Cette maîtrise du rythme et de découpage n’a jamais été aussi brillamment exécutée que dans Rises tant et si bien que les 2h45 passent comme un claquement de doigts. Déjà très iconique, le personnage, que dis-je, le mythe de Batman est amené à des hauteurs que peu de films proposent pour leur premier rôle. Le final de Rises de près d’une heure est simplement tonitruant, épique comme jamais et s’inscrit directement comme l’une des meilleures fins de film qu’il m’ait été donné de voir. C’est un véritable rollercoaster pour nos sens que Nolan offre en multipliant les révélations et les retournements de situations pour aboutir sur la fin massive et héroïque que chacun attendait et que Batman méritait.

Il n’y a guère d’ambiguïté possible, The Dark Knight Rises est un monument au même titre que The Dark Knight en était un quatre ans plus tôt. Alors de savoir si l’un est mieux que l’autre, difficile de juger, la subjectivité et les affinités personnelles trancheront mais l’un dans l’autre, il s’agit de deux pièces fondamentales, sans doutes les plus grands films de super-héros jamais proposés sur grand écran toutes sagas confondues. Présenté comme un blockbuster, ce qu’il est, Rises est aussi tellement plus que cela, un monstre d’écriture, de dramaturgie, de tension et de spectacle. Aidé par un score de Hans Zimmer peut-être moins subtil que dans les deux premiers films (le fait qu’il soit cette fois seul y est peut-être pour quelque chose), ce dernier Batman bénéficie malgré tout de moments sonores dantesques supportant avec brio les passages clefs. On retiendra notamment « Image the fire » ainsi que « Rise », les deux pistes les plus fortes de l’album qui marquent de leur emprunte peut-être les scènes les plus majeures. Aujourd’hui plus que jamais, la démonstration est faite que grand spectacle ne rime pas avec histoire simpliste (au mieux), ou décérébrée.

Christopher Nolan vient d’amener l’un des personnages les plus populaires aux Etats-Unis à un niveau jamais atteint jusque-là dans un récit d’une fureur incroyable. Et si la comparaison avec les films de Burton ne fait guère sens (il ne s’agit pas de la même chose), le fait est que la trilogie du Chevalier Noir est certainement la plus grande proposée depuis le Seigneur des Anneaux dans un registre bien différent. Classique instantané, Rises est le juste mélange entre tout ce que nous attendions, le résultat d’une alchimie parfaite résultant d’un travail fabuleux sur le script et de la compréhension du personnage par un véritable passionné et surtout, un très grand maître du cinéma. La suite va être compliquée pour tous les films de super-héros tant le seuil de qualité vient encore de faire un bon en avant salvateur. Le film est déjà qualifié de plus grand film de 2012 et serait dans les starting-blocks pour l’Oscar du meilleur film. Cela parait fou, c’est certainement prématuré mais vous comprendrez en l’ayant vu que cela se pourrait bel tant il devance de très loin toute la concurrence. Bien entendu, l’année n’est pas terminée mais…on peut espérer le meilleur.

Bref, ce qu’il faut retenir ce tout cela, c’est que The Dark Knight Rises n’est pas monumental, il est encore bien plus que cela et demeure la plus belle méditation sur le mythe du super-héros et toute sa symbolique au cinéma. Sidérant de bout en bout, il est une véritable maestria de chaque instant qui vous fera sortir de la salle à bout de souffle et la tête vacillante tant le choc aura été au rendez-vous !

Le rendez-vous est déjà pris le 28 juillet prochain pour le découvrir en Imax à Disney Village. Le spectacle sera probablement encore plus fou (malgré la VF…)

 

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[Critique] – The Dark Knight Rises (2012)
Avis rédigé par Mathieu Crucq le .
Note : 5 Il y a huit ans, Batman a disparu dans la nuit : lui qui était un héros est alors devenu un fugitif. S'accusant de la mort du procureur-adjoint Harvey Dent, le Chevalier Noir a tout sacrifié au nom de ce que le commissaire Gordon et lui-même considéraient être une noble cause. Et leurs actions conjointes se sont avérées efficaces pour un temps puisque la criminalité a été éradiquée à Gotham City grâce à l'arsenal de lois répressif initié par Dent. Mais c'est un chat – aux intentions obscures – aussi rusé que voleur qui va tout bouleverser. À moins que ce ne soit l'arrivée à Gotham de Bane, terroriste masqué, qui compte bien arracher Bruce à l'exil qu'il s'est imposé. Pourtant, même si ce dernier est prêt à endosser de nouveau la cape et le casque du Chevalier Noir, Batman n'est peut-être plus de taille à affronter Bane…
Il y a huit ans, Batman a disparu dans la nuit : lui qui était un héros est alors devenu un fugitif. S'accusant de la mort du procureur-adjoint Harvey Dent, le Chevalier Noir a tout sacrifié au nom de ce que le commissaire Gordon et lui-même considéraient être une noble cause. Et leurs actions conjointes se sont avérées efficaces pour un temps puisque la criminalité a été éradiquée à Gotham City grâce à l'arsenal de lois répressif initié par Dent. Mais c'est un chat – aux intentions obscures – aussi rusé que voleur qui va tout bouleverser. À moins que ce ne soit l'arrivée à Gotham de Bane, terroriste masqué, qui compte bien arracher Bruce à l'exil qu'il s'est imposé. Pourtant, même si ce dernier est prêt à endosser de nouveau la cape et le casque du Chevalier Noir, Batman n'est peut-être plus de taille à affronter Bane…
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Mathieu Crucq

photo de Mathieu Crucq

Co-créateur et rédacteur en chef de Cineshow.fr depuis 2006. Le blog est une manière de faire "autre chose" puisque c'est au sein de Brainsonic que je passe le plus clair de mon temps. Consomme des films en quantité semi-industrielle, a un penchant très fort pour Star Wars (on ne se refait pas)...