Au cinéma, on pratique beaucoup ce qu’on appelle la tendance revivaliste, c’est-à-dire qu’on prend une franchise qu’on croyait morte et enterrée pour tenter de la relancer. Voici donc l’exemple français du genre avec Les Visiteurs 3 : la Révolution arrive sur nos écrans après 18 ans d’absence. Mieux vaut tard que jamais ?

Un film anachronique

L’histoire de ce troisième volet fait suite à celle du deuxième. Nos deux comparses arrivent dans la France révolutionnaires dans les années 1793. Godefroy de Montmirail(Jean Reno) et son écuyer Jacquouille la Fripouille (Christain Clavier) doivent une fois encore tout faire pour retourner vers leur époque. Dans la France de l’époque, les deux rencontrent leurs descendants, notamment Jacquouillet, descendant de Jacquouille et accusateur public. Godefroy quant  à lui doit tout faire pour sauver sa descendance de l’époque de la terreur de la Révolution : lui et son écuyer les aident alors à fuir. En même temps, ils doivent aussi se mettre en quête d’un descendant de l’Enchanteur pour les renvoyer chez eux au plus vite.  Car les deux voyageurs temporels commencent à subir les effets secondaires étranges des couloirs du temps encore ouvert.

Un échec programmé

Après l’échec des visiteurs 2 et des visiteurs en Amérique, les producteurs ont décidés de nous offrir un troisième volet des aventures de Godefroy et Jacquouille. Une façon comme une autre de nous montrer qu’ils ont tout oublié et rien appris de leur précédent échec. Le film ressemble à un long chemin de croix qui nous transporte de blague douteuse en blague douteuse débitées par un Christian Clavier vieillissant et un Jean Reno apathique. Tout dans le film semble le destiner à une autre. Des scènes comiques qui ne correspondent pas du tout à ce que l’on peut attendre de notre époque et donc un autre public. Espérons que ce énième fiasco pousse les producteurs à réenterrer la franchise.